Karlus Dierus

Les chroniques de Karl Die

New track!
“Paris en Vogue” est un petit come-back dans les années 90
www.facebook.com/KarlusDierus
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Artiste: Karlus Dierus (Le Zoulou)
Genre: Dance, Deep-House
BPM: 127
Durée: 31:34
Date de réalisation: 24/03/2013
Image: Grace Jones

Mix Virtual DJ FREE!

Clip du mois de Septembre: Solange Knowles - Losing You.

(Source : youtube.fr)

Two Door Cinema Club - Beacon

A force de sillonner les douces routes pop irlandaises à pleine vitesse, sans prendre en considération les codes et éthique de la pop traditionnelle, les TDCC risquent de s’en tirer avec de jolies contraventions. 

Mais à bord de leur resplendissante Dodge Charger RT, l’autoradio sonnant des lignes de basse grouvy, des batteries toujours autant super-actives, des guitares aériennes, les TDCC nous font découvrir dans leur 2nd album intitulé « Beacon » de nouveaux horizons tout aussi colorés que le précédant avec un côté sophistiqué en plus. Laissé aux oubliettes, le sweet teenager et les converses classiques, pour une veste élégante avec de belles touches de couleur, les TDCC ont bien grandi et cela se ressent musicalement. 

Révélé en 2010, par le label Franco-japonais Kitsuné, TDCC à soufflé un vent nouveau sur la planète pop avec leur premier album, vendu à plus d’1 million d’exemplaires, « Tourist Hotel ». Un album qui à fait le tour du monde, avec notamment les titres « Something Good Work » et « What You Know » qui ont été les musiques de campagnes publicitaires respectivement du Credit Agricole et de l’Euromillion.

Le groupe Irlandais revient cette année avec Beacon, un album enregistré à Los Angeles avecla production de Jacknife Lee, connu pour avoir collaborer avec les groupes U2 et Block Party.

Dans l’aspect général, Beacon est un album plutôt agréable à écouter, restant toujours aussi fidèle aux influences du groupe. De la pop rythmique, un peu coloré les bords sur certains titres, de la pop harmonieuse et posés sur d’autres, tout cela adouci par la voix d’Alex Trimble dont certain la compare à celle Tom Chaplin (leader du groupe Keane) que je trouve correcte . Beacon raconte le quotidien du groupe, tant dans les bons et mauvais moments durant les 3 ans à sillonner les quatre coins du globe. Quelques changements notables par rapport à Tourist Hotel, moins de clavier, la batterie semble avoir remplacé la boite à rythme mais surtout les titres ont l’air plus lisses, moins truffé d’effets sonores. Les TDCC ont décider de ralentir le tempo et pour laisser les titres évoluer jusqu’à maturité.

Toujours à bord de leur Dogde Charger, les TDCC empreinte des routes rocailleuses de la ville Cashel en prenant leur temps sur la rythmique de « Next Year » . L’appel à la vitesse se fait ressentir sur le titre « Someday » dans lequel on ressent, une véritable montée d’adrénaline. Le bolide semble être ralenti, envoûté par les voix féminines du romantique « The World Is Watching ». Après avoir pris une pause sur le recueillant « Settle » aux accents « Foalsien », les TDCC redémarre en fanfare sur le grouvy « Sun ». Elle prend de l’élan avec le aérien « Handshake », dépasse tous les compteurs avec « Wake Up » et finalement s’arrête au pied des vestiges de la péninsule Dingle sous un ciel voilé avec l’air de « Beacon ».

Les Two Door Cinema Club, n’ont rien perdu de leur superbe, bien au contraire. Un album qui ne fait que confirmer tout le talent du trio Irlandais, nous offrant encore une fois, un bel album homogène et rempli de rythme. Beacon est certes moins pétillant, moins déjanté que le précédant album par contre, il s’avère nettement plus recherché et varié.

7,5/10

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Two Door Cinema Club - Next Year

TOY - TOY

Avide de rêve, d’aventure et d’espace, je prends part au sein de ma fusée (soyons fou) à la conquête d’un nouveau monde. Je découvre avec stupeur dans une lointaine constellation, une petite planète apparemment inhabitée. Une jeune planète au teint noir et ténébreux, tombée dans un sommeil profond.. se réveillant le temps d’un instant du fait de l’apparition de mystérieuses aurores sonores, dans lequel on entend, de mélodieuses notes de synthé , de rifts destructeurs de guitare, des lignes de basse névrotiques mais surtout une voix. Une voix spectrale de Tom Dougall habillée d’une nonchalance déconcertante et d’une majesté infinie, tel un fantôme au charme fou. Ces aurores proviennent de Brighton (en Angleterre), dont Tom Dougall a été la principale impulsion.

En 2008, ilfonda TOY avec deux anciens guitaristes du groupe « Joe Lean And The Jing Jang Jong » Dominic O’Dair et Maxim Barron. Par la suite le batteur Charlie Salvidge et l’Espagnole Alejandra Diez aux claviers ont rejoint le groupe. Après avoir accouché de deux singles  Left Myself Behind (2012) , Motoring (2012), c’est au tour à l’album intitulé « TOY » d’être sublimer.

Les ondes musicales TOY semblent donner du relief à cette planète glaciale, sous l’œil protecteur de ses sœurs jumelles, The Horrors, My Bloody Valentine et The Crumbs. On y observe une planète qui prend vie, respire, possédant des paysages sonores qui semblent s’étendre à l’infini dans un étonnant mélange de Post-Punk, de Krautrock mais aussi de rock indié et de shoogaze. On découvre au fur et à mesure que cette planète qui a tout simplement de la gueule. Pourquoi ? Les 12 contrées sont riches, différentes et variées comme le démontre les titres de l’album.

Le voyage démarre sur les chapeaux de roue avec par « Colours Running Out » , une région accidentée dans lequel la nature et les animaux vivent dans une parfait harmonie, par la suite je visite « The Reasons Why » un paysage moderne, paisible et nonchalant. Sous ces airs de paysage doux et soyeux,« Dead & Gone » est en réalité un territoire chaotique dans lequel l’instabilité et la pression sont omniprésentes, une contrée dangereuse et excitante.

Après avoir connu le chaos, l’album relâche la pression avec « Lose My Way », une région sombre et pluvieuse qui tient son charme de par la beauté de ses paysages . Une reprise de tension avec la tristesse du paysage de «  Drfting Deeper », de longues minutes de peur, de patience et finalement d’évasion. « Motoring » est un vaste territoire brute et désertique dans lequel toutes les libertés sont permises, « Heart Skips A Beat » a été mon coup de cœur de ce voyage, j’ai été fasciné par cette région tempéré, très paisible, l’émotion débordant de toute part. Le périple continu avec « Strange », une région avec un panorama urbain un peu sale tel une maison désaffectée et humide, quelques milliers de km plus loin, je découvre une belle région en mutation « Make It Mine » à l’opposé de « Omni », qui est très polaire, désertique dans lequel quelques organismes y vivent sans plus.. « Walk Up  To Me » est le symbole de la sérénité, les paysages sont un peu banales, cela manque un peu de vie. Je fini par contre mon voyage sur cette belle planète dans la région de « Kopter », l’une des plus belle par son attractivité , son intensité et surtout sa classe.

Un beau territoire qui vient clôturer cette fascinante accession vers la liberté. Une liberté qui à un prix, car lorsque que les ondes musicales se sont évaporés dans l’immensité de l’univers, je me sens seul, perdu, attendant une réapparition de ces merveilleuses ondes qui faisaient de ce monde, une exception. TOY.

9/10

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TOY - Lose My Way

We Are Trees - Girlfriend EP

La nuit s’estompe, le jour radieux, lentement des ombres traversent la splendeur des forêts de pins. Un vent frais pop jaillit et sur ce sol fertile de cette aube éternelle, une lumière luit… 3 musiciens, un trio venu de Virginie (aux États-Unis) font leur apparition, We Are Trees !

Une bouffée d’air traversant une forêt voilée par un brouillard doux et cotonneux, de violons envoûtants , de tambours sauvages, sur laquelle on tombe soudainement sur la voix de James Lee (leader du groupe), que l’on compare souvent (du fait de son timbre de voix) à Chaz Bundick, leader de Toro Y Moi.

Formé il y a 3 ans sous l’impulsion de James Lee, We Are Trees à su imposer sans pour autant bouleverser la planète folk, leur style innocent aux accents de pop atmospherique. Les natifs de Virginie possèdent déjà à leur actif 4 albums, We Are Trees (2009), To Build A Mountain (2009), Boyfriend EP (2010) et le tout dernier mon coup de cœur, Girlfriend (2011).

Sur Girlfriend EP, les influences Dream Pop et Folk de We Are Trees sont en effet omniprésentes, et on croirait par moment entendre les Beach House, Cocosuma ou même Grizzly Bear : le trio aime mélanger les effets voix, les arrangements planants et donnent cette sensation d’être à la fois drogué et mélancolique par ces collisions sonores.

Girlfried EP va dans la continuité de leur précédant album Boyfried EP, un album rempli de sensibilité consacré aux filles, cela évitera la jalousie avec le sexe opposé!

Comme vous pouvez vous en doutez que derrière ces chansons pop, se dévoilent des thèmes ici bien abordés.. les amours de jeunesse, interprétées par ailleurs par les titres de l’album.

Teenage Heartbreak vous plongera dans un sommeil inhibé et tendre, Colorado vous prendra la main dans une ballade matinale, I Don’t Belive In Love sublimera votre journée malgré le chagrin, You apaisera votre rancœur et Girlfriend vous redonnera espoir aux vertus procurées par l’amour.

L’émotion y déborde de toutes parts avec surtout cette impression d’être concerné par ces sujets traités dans l’album qui sont bien évidemment en plein «cœur» de nos vies.

En résumé Girlfried EP est un album plutôt sincère, une folk du matin pleine de fraîcheur et de légèreté. L’album est certes plutôt uniforme mais tellement réussi.

8/10

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We Are Trees - Colorado

Amy Winehouse (14 septembre 1983 - 23 juillet 2011).

Amy Winehouse (14 septembre 1983 - 23 juillet 2011).

Amy Winehouse

—The Girl From Ipanema